Mot de l'observateur
Le Sénégal, État partie de la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, en ratifiant le 18 Octobre 2006, le protocole facultatif de la dite convention (OPCAT), a mis en place un mécanisme national de prévention qui est, « l’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté » ou (ONLPL).
Le 1er février, j’ai été nommée par décret présidentiel n° 2017-187, en remplacement de mon prédécesseur, Monsieur Boubou Diouf TALL, magistrat comme moi, admis à faire valoir ses droits à la retraite, pour prendre en main les destinées de cette institution.
Autorité administrative indépendante par la loi n° 2009-13 du 02 mars, je suis appelée, avec l’assistance de mon équipe d’observateurs délégués multidisciplinaires, à effectuer ma mission sans recevoir d’instruction d'aucune autorité administrative .Cette indépendance s’illustre par le fait que je suis nommé pour une durée de cinq ans non renouvelable, irrévocable, sauf pour démission ou empêchement.
Quel est mon rôle ?
Avec mon équipe d’observateurs délégués, j’ai pour mission de :
Contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté afin de m’assurer du respect de leurs droits fondamentaux et de prévenir la torture ou autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
Rendre des visites régulières dans les lieux de privation de liberté, sur l’étendue du territoire national où se trouvent des personnes privées de liberté, par décision d’une autorité publique, ainsi que dans tout établissement de santé, habilité à recevoir des patients hospitalisés sans leur consentement ; ces visites sont inopinées ou programmés ;
Organiser des journées de sensibilisation et de formation de certains agents d’exécution des lois, par exemple, dans les domaines de la prévention et de la répression de la torture et autres traitements assimilés ;
Émettre des avis et recommandations aux autorités publiques et pouvoir leur proposer toute modification des dispositions législatives, réglementaires et judiciaires favorables à l’amélioration des conditions des personnes privées de liberté ;
Produire chaque année un rapport à remettre au Président de la République, ensuite le rendre public.
Comment me saisir ?
Vous êtes personne physique ou morale, au courant d’une situation attentatoire à la dignité humaine dans un lieu de privation de liberté et vous voulez m’en informer, vous pouvez me saisir par courrier ordinaire adressé au siège de l’Observateur, par courriel ou par voie téléphonique.